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70 par jour, 26 000 par an, c'est le nombre
d'espèces
vivantes disparaissant à jamais de la Terre.
A ce rythme 1 000 à 10 000 fois
supérieur
au rythme naturel, 25 à 50 % des espèces vivantes auront
disparues à jamais de notre planète d'ici l'an 2050.
En France, 24 mammifères sur 119 sont
menacées,
14 % des oiseaux, 22 % des poissons d'eau douce.
Fatalité ?
Plan de la page
Qu'est-ce que la biodiversité ?
Doit-on préserver la biodiversité
?
La biodiversité se réduit-elle ?
Peut-on préserver la biodiversité ?
Et en France ?
Pour en savoir plus
Qu'est-ce
que la biodiversité ?
La
biodiversité c'est tout simplement les 30 à 100 millions
d'espèces d'êtres vivants différentes qui peuplent
la terre. Seules 1.413.000 d'entre elles ont été
inventoriées
dont 850.000 arthropodes, 300.000 plantes, 70.000 champignons, 26.900
algues,
36.600 êtres simples (protozoa, bactéries et virus). Les
281.000
espèces restantes sont les animaux autres que les arthropodes,
de
l'invertébré à l'homo sapiens. Retour
au plan exposé
Doit-on
préserver la biodiversité ?
A
quoi peuvent servir 600.000 espèces de cafards et hannetons ?
Quel
peut être l'intérêt de préserver 30 à
100 millions d'espèces, quelques centaines
d'écosystèmes
? La présence de chacune de ces espèces est-elle
nécessaire
à l'état d'équilibre de la biosphère ?
Quelle
proportion peut-on se permettre de supprimer ? Quelles espèces
sont
indispensables ? Lesquelles sont utiles ? Lesquelles sont inutiles ?
Lesquelles
sont nuisibles ? Selon quels critères ? Économiques ?
Médicaux
? Touristiques ? Telle extinction risque t'elle de provoquer des
extinctions
en chaîne ? Quels effets sur le biotope ? Tant de questions sans
réponse aujourd'hui. Comment se prononcer sur l'utilité
de
chaque espèce alors que seules 1 413 000 (3 à 8 %) ont
été
identifiées et décrites. Beaucoup de questions auxquelles
seule l'écologie peut répondre. Hélas,
l'écologie
n'est rentrée que trés récemment dans la
sphère
des Sciences avec un grand 'S' et les expériences sur les
écosystèmes
sont difficiles et très longues.
Ce problème de l'identification des espèces et les types fonctionnels irremplaçables, et des écosystèmes dont la viabilité dépend d'une diversité biologique particulièrement élevée, est suffisamment sérieux pour que, depuis trois ans, les États-Unis et le Royaume-Uni aient investi dans de coûteux protocoles, destinés à tester expérimentalement les conséquences d'une diminution de la diversité sur les écosystèmes (1).
Les moyens dont disposent cette science sont faibles comparés à certains programmes de recherche dont la pertinence est sujet à discussions : 4 milliards de francs par an pour le séquencement de la totalité du génome humain, 150 milliards de francs pour une station orbitale (2). En attendant les conclusions scientifiques, trois (bonnes) raisons, plus ou moins tangibles, de conserver la nature et plus spécialement la biodiversité peuvent être avancées :
En ce qui concerne la deuxième raison, c'est un grand mystère car il faudra probablement attendre que les prémices d'une catastrophe se dessine à l'horizon pour que les autorités internationales commandent une étude approfondie à ce sujet. Comme pour la couche d'ozone, comme pour les changements climatiques ! Retour au plan exposé
La
biodiversité
se réduit-elle ?
Non,
la biodiversité ne se réduit pas, la biodiversité
s'effondre : le rythme d'extinction actuel des espèces est de
1000
à 10000 fois supérieur au rythme naturel. On estime
à
26000 espèces par an, 70 par jour, le nombre d'espèces
disparaissant.
D'ici l'an 2050, 25 à 50 % de la biodiversité aura
disparue
à jamais de la terre. L'amenuisement de la biodiversité
n'est
certes pas un phénomène nouveau. Il commence au
néolithique,
il y a quelques centaines de siècles, avec l'apparition de
l'agriculture
et de l'élevage, activités nécessitant un
défrichage
des terres par déforestation. Cependant, ce
phénomène
prend aujourd'hui des proportions inquiétantes avec l'explosion
démographique des pays du 'Sud' qui revendiquent justement le
même
développement que les pays industrialisés du
'Nord'.
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Peut-on
préserver la biodiversité ?
On connaît bien les causes de
disparitions
anthropiques des espèces. Les quatre principales sont :
Bien évidemment. Pour beaucoup d'espèces, il est aisé d'établir la population minimale à préserver pour garantir sa survie et de là d'en déduire les règles de prélèvements pour garantir le maintien de cette population minimale. Au niveau international ce rôle est dévolu à la CITES, convention signée initialement par 21 Etats en 1973, qui réglemente le commerce de près de 25.000 espèces dont 3.000 espèces animales. Hélas, le non respect de ces règles par quelques individus ou sociétés peu soucieuses de la survie des espèces fait parfois échouer le processus de conservation. Souvent, seule l'interdiction totale du commerce de l'espèce peut garantir sa survie car il est plus facile d'empêcher totalement un commerce que de vérifier si la présence de tel spécimen sur le marché respecte les règles de prélèvements.
Par conséquent, le meilleur garant pour éviter de voir une espèce disparaître à cause des prélèvements excessifs est de diminuer la demande : il est de la responsabilité de chacun d'entre nous d'opposer à son désir d'acheter, le risque de faire disparaître une espèce. S'il est compréhensible que des individus ou des populations mettent en péril une espèce par nécessité (nourriture, habillement, soins), il est inacceptable qu'ils le fassent par confort (fourrures, ivoires, nacre,....). Notons que dans le premier cas, les autorités préfèrent opposer à la répression, des programmes d'éducation et d'aide au maintien des ressources.
Notons en revanche qu'en tant qu'acheteur vous devez respecter ces conventions. Par conséquent, lors de vos voyages à l'étranger, avant de faire vos achats de souvenirs d'origine animale ou végétale, renseignez-vous de la légalité de leur commerce. Ce serait dommage de se voir confisquer le souvenir ou bénéficier d'une amende. Si vous ne voulez pas apprendre les Annexes de la CITES par coeur, abstenez-vous d'acheter des souvenirs d'origines animale ou végétale. Avez-vous remarqué que les fourrures ne faisaient plus fureur ? Pourtant certaines sont en vente libre car elles proviennent d'élevage ne mettant pas en péril l'existence des espèces. Tout au plus subissent-elles des conditions d'élevage cruelles.
Le plus simple est évidemment d'éviter l'extinction de l'espèce qui impliquera ces extinctions en chaîne. Cet aspect est donc très important lors du choix de préservation et de protection des espèces. Retour au plan exposé
En tout état de cause, gardons toujours à l'esprit qu'une espèce qui disparait, disparait à jamais et que la destruction d'un écosystème est souvent irréversible. Le principe de précaution doit donc être appliqué.
Et en
France
?
Lorsque
l'on parle d'effondrement de la biodiversité, on se tourne
souvent
vers les pays tropicaux et leurs vastes forêts primaires. Il est
vrai que ces écosystèmes sont les plus riches en
biodiversité
de la planète et qu'il est nécessaire de tout faire pour
les sauvegarder tout en respectant les aspirations légitimes des
peuples concernés au développement. Cependant ne renions
pas l'histoire de la biodiversité et de son avenir dans notre
propre
jardin : 146 espèces animales vivant en
France
sont sur la liste rouge 1996 de l'UICN. Selon l'IFEN (1998), 24
espèces
de mammifères sur 119 , 14 % pour les oiseaux, 22 % pour les
poissons
d'eau douce, sont menacées de disparaître du territoire
français
métropolitain.
D'autre part, qu'en est-il de l'état
des forêts françaises ?