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Moratoire
sur les 
Organismes Génétiquement Modifiés

DITES NON A MONSANTO :

   
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Alimentation et OGM (la liste)                     Les OGM : une expérience grandeur nature (petit exposé perso)
Les cartes des essais en champs en France (source : les amis de la terre)       OGM pas! Pétition des associations contre le viol du Vivant

ACTUALITÉ: les dernières victoires vers le début de la fin des OGM en Europe ?

France : en juin 2000, quasiment toutes les grandes firmes garantissent leur produit alimentaires comme exempts d'OGM. Dans le monde, depuis la première fois, la surface de culture OGM stagne. 

Europe (25 juin 1999) : Les ministres de l'environnement de l'Union européenne décide d'un moratoire de fait pour toutes les nouvelles autorisations de mise sur le marché d'organismes génétiquement manipulés (OGM).

Angleterre (17 mai 1999) : La principale association de médecins britanniques a appelé lundi à un gel des mises en culture de plantes génétiquement modifiées à usage commercial en estimant "insuffisantes" les informations sur leurs effets.

Angleterre (28 avril 1999) : la filiale britannique de Nestlé, après celle de Unilever, a décidé de proscrire les OGM des produits qu'il y distribue. A quand les filiales françaises. Cela dépend de vous.

Europe (18 mars 1999) : Une coalition de 7 grands distributeurs européens, dont Carrefour pour la France, ont promis de chasser les OGM de leurs rayons devant l'hostilité des consommateurs (la dépêche AFP)

France (10 décembre 1998) : Maintien de l’interdiction de commercialisation du maïs transgénique de Novartis par le Conseil d'état suite à une plainte déposée initialement par Greenpeace: le Conseil d'Etat, en demandant l’avis de la Cour européenne de justice, maintient l’interdiction de commercialisation de ce maïs, qu'il avait prononcé le 25 septembre dernier.

L'actualité OGM complète  (les dépêches du jour)

Pour en savoir un minimum sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), consultez mon petit exposé avant de poursuivre votre lecture.

Fin 1996, 76 % des français1ne souhaitaient pas consommer d'aliments fabriqués avec des organismes génétiquement modifiés. Pourtant, le 27 novembre 1997, pour la première fois en Europe, un état, la France, annonce l'autorisation de mettre en culture sur le territoire français, un maïs transgénique. Ceci après plus de deux ans de procédures juridiques au niveau européen (cf. historique). Le gouvernement justifie sa décision par le fait que l'importation de produits contenant des OGM ayant été autorisée par le gouvernement précédent, il serait illogique de priver les paysans de la possibilité de cultiver ces mêmes OGM.

Cependant, cette décision ne faisant l'unanimité, ni en France, ni en Europe car beaucoup d'incertitudes subsistent, le premier Ministre a promis dans le même temps l'organisation d'un débat public sur la question afin de prendre une décision courant 1998. Afin d'être sûr que les citoyens soient réellement informés et entendus dans le cadre de ce débat de nombreuses associations se sont mobilisées en organisant une campagne réclamant pour un moratoire sur la commercialisation des OGM.

Campagne pour un moratoire sur la commercialisation des OGM
Pensant qu'il faut appliquer aux OGM le principe de précaution, une campagne a été menée conjointement par 7 grandes associations (Agir pour l'Environnement, Greenpeace*, Ecoropa, Nature et Progrès, France Nature Environnement*, la Confédération Paysanne et l'Association des Familles Laïques).

De nombreux débats publics ont été organisés à travers toute la France par ces associations pour informer la population sur les risques et enjeux de ces OGM.

Ces associations ont permis aux citoyens de se faire entendre des pouvoirs publics par le biais d'envois de cartes-postales auprès des instances concernées en réclamant un "Moratoire sur les Organismes Génétiquement Manipulés" (le texte des cartes-postales).

Parallèlement, Greenpeace* a proposé de faire pression sur les groupes agroalimentaires (Danone, Unilever, Nestlé...) en leur demandant par courrier de ne pas utiliser d'OGM dans leurs produits (cf. modèle de lettre proposé par Greenpeace-France). Dans d'autres pays, sous la pression des consommateurs des fabricants agro-alimentaires se sont engagés à ne pas utiliser d'OGM. Greenpeace* a également entamé des actions spectaculaires dans les grandes surfaces afin de réclamer l'information que les consommateurs sont en droit d'attendre sur la présence ou non d'OGM dans les produits vendus.
Greenpeace-France a également exploité la filière juridique en déposant un recours au Conseil d'état arguant du fait que le maïs Novartis produisant du pesticide, il eut dû faire l'objet d'une demande d'autorisation de mise sur le marché en tant que tel. Et que de plus que les effets du gêne de résistance aux antibiotiques de la famille des ampicillines, ont été insuffisamment évalués (cf. jugement ci-dessous)

Rappelons que cette campagne ne vise en aucun cas la recherche en génie génétique. En effet, les perspectives potentielles du génie génétique sont énormes - médecine, lutte contre la pollution, développement de cultures adaptées à des conditions difficiles (sécheresse, ...)- et on ne peut se payer le luxe de faire des impasses sur toute recherche qui peut apporter des solutions aux graves problèmes que l'humanité devra surmonter dans les décennies à venir.

Ceci dit, il ne faut pas sous prétexte de progrès technologique faire tout et n'importe quoi surtout lorsque l'enjeu ne le nécessite pas : cela s'appelle le principe de précaution. Un progrès se mesure par le rapport enjeux/risques ou autrement dit avantages/inconvénients pour les populations et non pas pour une oligarchie de firmes multinationales ou même de corporations d'agriculteurs-financiers..

Peut-on espérer aujourd'hui (24 mars 1999) que le gouvernement français revienne sur sa décision ?
étant donné le rapport de force qui évolue de jour en jour en faveur des "anti-OGM", il n'est pas impossible que dans les semaines à venir le gouvernement face marche arrière et annule, comme l'Autriche et le Luxembourg l'ont déjà fait, l'autorisation de l'importation et de la culture d'OGM. En effet, vues les recommandations effectuées par le panel de citoyen, vue l'attitude de certains grands distributeurs, vue la position de scientifiquesde plus en plus nombreux à réclamer l'application du principe de précaution, vue la pression de l'opinion publique alertée tout d'abord par de nombreuses associations d'écologistes, de consommateurs et d'agriculteurs puis par les grand médias, il sera difficile de nier l'évidence : les citoyens français ne veulent pas avaler des couleuvres, génétiquement modifiées ou non. Le gouvernement doit privilégier la souveraineté de son peuple à la pression des multinationales de la semence et aux sanctions éventuelles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Maintenons la pression. Les organisations nous y aiderons.

En juillet 98, l'OPECST dans le premier volet de son rapport se prononçait :

Notons que l'aspect économique et la compétition internationale sont (une fois de plus) mis en avant dans le rapport de l'OPECST. Extrait de la dépêche AFP citant ce rapport :

" L'enjeu économique des cultures transgéniques est devenu "primordial", souligne le rapport. Ainsi, les superficies occupées par ce type de cultures dans le monde sont estimées à environ 26 millions d'hectares en 1998, et devraient passer à quelque 60 millions d'hectares en 2000. Selon une étude de Rhône-Poulenc Agro, la part de l'Amérique du Nord représente 88% des surfaces. Quant à l'Europe, elle n'atteindrait 1% qu'à l'horizon 2000, selon cette projection. ". Fin de citation.

C'est en se servant de ce rapport, le gouvernement français a autorisé la culture de 2 maïs transgéniques supplémentaires et déclare un moratoire sur tous les autres plantes (juillet 98).

Mais...

Le 28 avril 1999, Tesco, principale chaîne de distributin britannique, et dans la foulée les filiales britanniques d'Unilever et Nestlé déclarent vouloir chasser les OGM de leurs produits distribués en Grande-Bretagne.

Le 18 mars 1999, devant l'hostilité des consommateurs, une coalition de 7 grands distributeurs européens, dont Carrefour pour la France, ont promis de chasser les OGM des produits distribués à leur marque (la dépêche AFP) et le gouvernemant britannique fixe de nouvelles règles plus contraignantes en matière d'étiquetage en étendant les commerces concernés : supermarchés, mais aussi les cafés et les restaurants devront étiqueter la nourriture qu'ils vendent pour préciser si elle contient du maïs ou du soja génétiquement modifié

Tandis que ...

le 10 Décembre 1998, le Conseil d'état, suite à une plainte déposée initialement par Greenpeace, confirme le maintien de l’interdiction de commercialisation du maïs transgénique de Novartis en attendant un jugement de la cour européenne.

Continuons donc à faire pression par l'intermédiaire des grands distributeurs en boycottant les marques vendant des produits " transgénisés". Selon la loi européenne ces produits sont soumis à étiquetage. Cependant, 90% environ des produits contenant des substances provenant d'OGM y échappent.

Notons enfin que seuls 1 000 des 35 000 hectares initialement prévus par Novartis ont été cultivés cette saison.


Lettre à envoyer aux entreprises de produits alimentaires :
Danone (Belin, Pepito, Lu, Prince, Blédina, Gervais, Heudebert, Carambar,...) : M. Frank Riboud, Président, 7 rue de Téhéran - 75008 Paris
Unilever (Miko, Fruit d'or, Astra, Effi,...) : M. Patrick Barthe, Président Directeur Général, TSA 10 003 - 92842 Rueil Malmaison Cedex
Nestlé (Nidal, Smarties, Crunch, Lion, Nuts, Nesquik, Chocapic,...) : M. Peter Blackburn, Président directeur Général, 7 Bd Pierre Carle, Noisiel BP 900 - 77446 Marne la Vallée cedex 02


Nom/Prénom : .................................(ne pas oublier pour la réponse)
Adresse : .........................................

Monsieur,

76 % des français ne souhaitent pas consommer d'aliments fabriqués avec des organismes génétiquement manipulés*. J'en fais partie.
En tant que fabricant de multiples produits alimentaires, je suis certain que vous êtes très soucieux de la qualité des prouits que vous vendez à vos clients.
En tant que consommateur, je suis sûr que le maïs ou le soja transgénique - manipulé - ne rendra pas mes aliments ni plus sains ni plus savoureux. Je pense au contraire que ces manipulations pourraient entraîner des effets totalement imprévisibles sur ma santé et sur l'environnement.
Je pense enfin qu'il est dans mon droit de consommateur de savoir ce que j'achète, de pouvoir choisir des aliments non manipulés génétiquement, d'identifier clairement si ce que vous me proposez est fabriqué avec des organismes transgéniques ou non.
Dans d'autres pays, certains de vos collègues -et concurrents- se sont clairement prononcés et refusent d'incorporer des organismes génétiquement modifiés dans la composition de leurs produits.

Vous savez qu'il est tout à fait possible d'utiliser des plantes, des récoltes, non manipulées génétiquement. Il existe, au niveau européen, des producteurs proposant ces produits en quantités importantes.
Je vous demande donc, pour ma santé et celle de ma famille, de refuser les organismes manipulés dans la composition des produits que vous me proposez. Je vous prie également de l'annoncer clairement et sans ambiguïté. Pour vous, comme pour moi, cela ne peut qu'être bénéfique.

Je vous remercie pour votre réponse et vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de mes cordiales salutations.

* Sondage de l'institut MORI réalisé entre le 11 et le 20 décembre 1996 auprès d'un échantillon de 1005 individus âgés de plus de 15 ans.


1: Sondage de l'institut MORI réalisé entre le 11 et le 20 décembre 1996 auprès d'un échantillon de 1005 individus âgés de plus de 15 ans.
2: OPECST : Office Parlementairre d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, instance consultative du Parlement composée de députés et de sénateurs. Le site OPECST
Agir pour l'environnement 105, rue des moines, 75017 Paris. Tél : 01 40 25 95 15 - Fax 01 40 25 95 05.
Greenpeace France, 21, rue Godot de Mauroy, 75009 Paris. Son site français ou le rapport annuel 1997 sur mon site ou Greenpeace-International.
France Nature Environnement - Mission OGM, 18 rue du 22 Novembre, 67000 Strasbourg. Son site
 

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Les OGM, une expérience grandeur nature

Plan de l'exposé
L'objectif
Les enjeux
Le principe
Les risques...
Les échecs
Les intérêts...
Et pour finir...
En savoir plus...



L'objectif
L'objectif est de donner à l'espèce manipulée, une propriété d'une autre espèce vivante. Dans le cas du maïs transgénique, il s'agit de lui conférer la propriété de produire une toxine mortelle pour la pyrale, un insecte parasite du maïs.

Les enjeux
Nourrir un tiers-monde à la démographie galopante, faire pousser du blé dans les déserts, dépolluer les sols grâce à des bactéries....font partie des enjeux du génie génétique. Hélas, il y a loin du rêve à la réalité.
En ce qui concerne le maïs, l'enjeu officiel est bien moindre puisqu'il consiste à éviter la perte de 20 millions de tonnes de maïs détruites chaque année par la pyrale. 20 millions de tonnes cela paraît beaucoup et pourtant c'est moins de 4 % de la production mondiale (552 millions de tonnes en 1996). Ce maïs non détruit sera t'il livré aux Tiers-monde ? 65 % du maïs mondial est destiné à l'alimentation du bétail, denrée de luxe des pays industrialisés, denrée non indispensable à l'alimentation humaine.

Le principe
Le principe consiste à implanter dans le patrimoine génétique de l'espèce à "améliorer", des gènes provenant d'autres espèces vivantes. Ces gènes peuvent provenir aussi bien d'une espèce proche que d'une espèce très éloignée biologiquement : pour le maïs Novartis, un des gènes transférés est issu d'une bactérie (Bacillus thuringiensis), pour le maïs de Ciba-Geigy, les gènes proviennent de scorpions.
Ce n'est pas si simple : un organisme vivant possèdent des milliers, voire des dizaine de milliers de gènes. Des gènes ayant la même fonction n'ont pas nécessairement la même structure dans les différents organismes où ils sont présents. De plus, la fonction peut dépendre de nombreux autres gènes. Il faut donc d'abord réussir à identifier la bonne combinaison de gènes et ensuite réussir à l'extraire.

Saut technologique ou saut éthique ?
Selon les tenants des OGM, la transgénèse ne serait qu'une technique supplémentaire du même acabit que les techniques de sélection ou d'hybridation.. Pourtant une différence de taille existe : les techniques antérieures de sélection ou d'hybridation utilisent la procréation entre espèces interfécondes. Pour la sélection, la technique consiste à sélectionner pour la reproduction des spécimens d'une même espèce. Pour l'hybridation, il s'agit de croiser, souvent par insémination artificielle, des espèces voisines quand à leur patrimoine génétique. Outre ces différences fondamentales, ces techniques ont derrière elles un passé de plusieurs siècles.

Les risques...
Les risques sont présents à deux niveaux : au niveau de l'environnement et au niveau de la santé des consommateurs.

...pour l'environnement
L'expérience nous enseigne que l'introduction d'espèces étrangères à un environnement donné peut modifier considérablement celui-ci. De nombreux cas ont conduit à de véritables catastrophes écologiques voire économiques (l'algue taxifolia caulerpa dans la méditerranée, cerisier à fruit noir en Allemagne, perche du Nil dans le lac victoria, ....). Les OGM n'ont par définition pas d'habitat naturel puisque créés de toute pièce en laboratoire.
Dans le cas du maïs transgénique, outre le gène anti-pyrale mis en avant par les producteurs, il est doté d'un gène de résistance aux herbicides. Ce gène ne va t'il pas, comme pour le soja Monsanto, inciter les agriculteurs à augmenter les doses d'herbicides ?
Une étude de chercheurs de l'Université du Kansas (mai 99) a déjà montré que la pyrale devenait plus rapidement que prévu résistante à l'insecticide produit par le maïs transgénique lui-même (Cyberscience, rubrique recherche, mot clé : pyrale, selon un article paru dans Science).
Et qu'en est-il du risque de dissémination des transgènes dans les espèces voisines sauvages qui deviendraient alors résistantes à un herbicide total ?

...pour la santé
Beaucoup de gènes que l'on veut nous faire avaler, bon gré ou mal gré, proviennent d'espèces étrangères à l'alimentation humaine : scorpions (maïs de Ciba Geigy), papillons, bactéries, virus, rats, fleurs. Quels seront les effets de ces gènes sur la santé humaine ? En particulier quels seront leurs effets allergisants ? Nous n'en savons absolument rien car à la différence des médicaments, les OGM ne font l'objet d'aucune étude sur l'être humain. Déterminer l'origine d'une allergie est déjà un casse-tête. Qu'en adviendra t'il lorsque, le nombre d'OGM différents se multipliant, le nombre de gènes dont l'effet allergisant n'a pu être étudié se multipliera ? Un exemple nous a déjà été donné par le soja Pioneer.
Dans le cas du maïs transgénique, outre le gène anti-pyrale mis en avant par les producteurs, il est doté d'un gène résistant à un antibiotique commun, l'ampicilline. Ce gène marqueur ne va t'il pas se transmettre aux bactéries des vaches, pire à celles des hommes ? Quand on sait que de nombreux antibiotiques ne sont plus efficaces car les bactéries ont développés des gènes de résistance en quelques dizaines d'années, il semble légitime de se poser la question (voir à ce sujet l'article " Plantes transgéniques et antibiotiques ", La Recherche, avril 98).

Les échecs

Le coton (Monsanto, 1996)
La nouvelle "variété" produite était censé s'autoprotéger contre les attaques de chenilles en produisant elle-même son propre pesticide. Hélas la production de ce pesticide n'a pas été suffisamment efficace pour entrainer la mort des chenilles visées. Ces chenilles risquent de s'être adaptées à ce pesticide.

La maïs-scorpion de Ciba Geigy
Ce maïs a été doté d'un gène de scorpion : sans commentaire !

Le soja Monsanto
Le soja Monsanto a été conçu pour résister à un herbicide particulier : le Roundup de chez....Monsanto (quel hasard !). Ce soja contient des gènes d'une bactérie, d'un virus du chou-fleur et d'un pétunia. Quelle sont les interactions de ces séquences génétiques entre-elles et avec l'environnement ?

Le soja Pioneer
Ce soja s'est révélé tout aussi allergisant que la noix du Brésil dont il avait reçu un gène. Le malaise a pu être détecté rapidement car on connaissait bien l'allergie provoquée par l'ingestion de la noix du Brésil. En sera t'il de même pour les gènes de scorpions ou de pétunias ?

Le colza
Le colza transgénique présente le risque de voir sa résistance accrue aux herbicides se disséminer dans l'environnement proche et lointain : les pollens du colza peuvent féconder des colzas sauvages ou d'autres espèces crucifères adventices. D'où des mauvaises herbes résistantes aux...herbicides !

Les tomates Fvr Svr
Destinées à posséder une phase murissement ralenti, permettant ainsi une meilleure conservation, cette tomate transgénique a connu un bide commercial car elle était sans goût. Comme quoi, on ne maîtrise pas (encore) tout dans l'alimentation génétiquement manipulée.
En marge des OGM : l'hormone de croissance bovine rBST
Il ne s'agit pas d'un OGM mais cette hormone est produite par Monsanto, une des multinationales produisant des OGM. Cette hormone très controversée à fait l'objet de protestation des agriculteurs et de consommateurs contre son utilisation. Cette hormone est interdite dans l'UE jusqu'au moins l'an 2000.

Les intérêts...
...des agriculteurs
Souvent, on confère aux OGM plusieurs propriétés plus ou moins intéressantes. Parmi ces propriétés, on retrouve souvent la capacité de l'OGM de résister à un pesticide particulier. Généralement, ce pesticide est vendu par la même firme que l'OGM : on peut résumer cela par "pour tout OGM acheté, son pesticide associé". L'agriculteur soumis à la pression de la concurrence, sera contraint d'utiliser ces OGM et leurs pesticides associés. Puis, lorsque tout le monde s'y sera plié, le cours baissera et l'agriculteur se retrouvera à la case départ.

..des consommateurs
Théoriquement, les produits issus d'OGM doivent être étiquetés. En pratique, aucun fabricant ne peut (ou ne veut) garantir que dans ses produits aucun OGM n'y a été introduit pour la bonne raison que certaines sociétés qui distribuent les matières premières (soja, maïs, colza, ...) ne font pas de distinction entre celles qui sont des OGM des autres. C'est pourquoi, on s'oriente vers un étiquetage du style "produit susceptible de contenir des OGM". Cependant, de nombreuses sociétés garantissant que leurs matières premières ne sont pas des OGM, il serait alors facile pour les firmes de les utiliser pour pouvoir garantir la mention "produit sans OGM".

..des industries agro-alimentaires
Il va sans dire que ces industries veulent rentabiliser au plus vite les lourds investissements qu'ils ont effectués dans le génie génétique (2 milliards de dollars depuis 1970 pour la firme Monsanto). Monsanto compte parmi les 100 sociétés américaines affichant les bénéfices les plus importants.

Et pour finir
     En aucun cas selon moi, l'avis des firmes intéressées par la vente d'OGM ne peut être pris en compte car pour elles l'argent n'a pas d'odeur : la firme Monsanto s'est par exemple distinguée dans le passé par la mise au point et la production de l'Agent Orange, le fameux défoliant utilisé au cours de la guerre du Viêtnam. Sa compétence ne peut donc être mis en doute, les vietnamiens vous le confirmeront.

     Ceci n'empêche pas ces nobles firmes d'affirmer dans l'intense campagne de publicité qu'elles ont menées durant l'été 98 dans les journaux européens des messages du genre " Pour nourrir 8 à 12 milliards de personnes en 2050, une seule solution la biotechnologie..." (Monsanto) ou encore " Notre vision : de la nourriture pour tous. Elle n'est pas destinée à remplir les colonnes des journaux, mais les assiettes vides " (AgrEvo).

     Quand on connaît les problèmes d'alimentation dont souffrent une grande partie des habitants de la planète et ce malgré des rendements agricoles déjà importants, on a du mal à croire que c'est grâce à des solutions techniques telles les biotechnologies que l'on viendra à bout de ce fléau.

     Les chiffres parlent d'ailleurs d'eux-mêmes : USA, 25 millions d'ha d'OGM cultivés, Argentine, Canada environ 2 millions, Chine environ 1 million et les pays où l'on crève la faim : RIEN ! Pas solvables ?

Notez également qu'Axel Kahn, président de la commission du génie biomoléculaire, organisme pro-OGM qui a probablement pesé sur la décision du gouvernement français, a démissionné depuis de cette commission pour rejoindre.....la firme agrochimique Rhône-Poulenc.

Pour en savoir plus :

Sur Web :

Sur papier (et Web) :