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L'isolation des surfaces vitrées :
quid du film thermorétractable ?

L'épaisseur optimale de la lame d'air emprisonnée dans une fenêtre dite à double vitrage est 15 mm (cf. courbe ci-dessous). En deçà, la résistance décroît rapidement de manière quasi linéaire jusqu'à zéro. Au delà, elle est légèrement inférieure et il faut dépasser 80 mm pour retrouver la valeur optimale. Le moyen le moins cher et le plus efficace pour obtenir cette lame d'air est le film transparent thermorétractable. Vous trouverez ici la page de la société Plasto qui en commercialise. Castorama (désolé pour la pub) par exemple le distribue : leur page produit.

Qu'est-ce qui constitue l'isolation d'un vitrage ?
L'isolation thermique d'un vitrage peut être grandement augmentée en emprisonnant une lame d'air. En effet, l'air immobile, - comme d'autre gaz - est l'isolant par excellence, qui plus est gratuit (pour l'instant ?). Pour "emprisonner" cette lame d'air, une seule solution : deux surfaces transparentes entre lesquelles est immobilisée la lame d'air.

Quelle est l'épaisseur optimale de la lame d'air ?

Pour obtenir une performance thermique satisfaisante au centre du vitrage, la plage optimale des épaisseurs de la lame d'air s'étend de 12 à 18 mm avec un maximum à 15 mm. Pour les lames d'air inférieures à 12 mm, la conduction de chaleur augmente rapidement, réduisant ainsi la résistance thermique (valeur RSI). Pour les lames d'air supérieures à 18 mm, les courants de convection prennent le dessus et il s'ensuit une légère baisse de performance. Lorsque la lame d'air est au-delà de 31 mm, la valeur RSI augmente jusqu'à ce qu'on atteigne une lame d'air de 80 mm, où l'on retrouve une valeur RSI semblable à celle d'une lame d'air de 12 mm. La courbe et ce texte sont issus du Institut de Recherche Canadien. Sur ce site tout sur la lame d'air

Peut-on mettre autre chose que du verre, en particulier un film plastique pour constituer la deuxième face ?
Affirmatif. La résistance thermique apportée par les surfaces transparentes est faible. Si l'on prend le cas du verre le rapport résistance thermique/prix est très faible. Tout matériau transparent peut faire l'affaire du moment que l'étanchéité est parfaite. C'est le cas du film polyéthylène thermorétractable, couramment commercialisé.

Le film polypropylène thermorétractable est-il une bonne solution ?
Affirmatif. Je dirais même c'est le meilleur matériau pour cet usage : peu cher (5 €/m2), facile à poser (adhésif double face fourni + un "sèche-cheveux ou un petit chauffage), quoi que d'apparence fragile, suffisamment élastique pour ne pas se perforer (attention tout de même aux objets contondants. En cas de perforation une petite rustine d'adhésif fait très bien l'affaire), invisible (pas de pli grâce à sa thermorétractabilité, facilement lavable sans abrasif). J'ai posé ce matériau il y a prés de 15 ans et ne constate aucune dégradation.
    Pour les puristes : l'idéal est de le poser par air ambiant froid et sec, la résistance thermique de la lame d'air diminuant lorsque le degré d'hygrométrie augmente. On peut également disposer du desséchant, que l'on aura récupéré dans des emballages (appareils électroniques entre autres) et pris soin de le dessécher au micro-onde : une pastille témoin permet de vérifier qu'il est sec. Sinon l'enfermer dans un sachet transparent contenant le moins d'air possible avec un hygromètre.

Augmenter le nombre de lames d'air présente-t-il un intérêt ?
Affirmatif. Si il est probablement moins cher de ne constituer qu'une épaisse lame, cela reste envisageable dans le cadre de l'amélioration de l'existant : le cas le plus classique est la disposition d'un film sur chaque côté du chassis, intérieur et extérieur de part et d'autre du simple ou double vitrage existant. Mais attention, les variations climatiques extérieures dégrade rapidement film et adhésif. Donc à proscrire si l'ouverture donne sur l'extérieur. En revanche sur un local non chauffé ...

Pour en savoir plus sur l'isolation et la réduction des dépenses énergétiques des maisons particulières, le livre  "la maison des négawatts" (juillet 1999, 160 pages, 79 F, éditions Terre Vivante) de Thierry Salomon et Stéphane Bedel du GEFOSAT. Egalement l'isolation écologique chez le même éditeur. Je tiens ces ouvrages à la disposition de mon entourage.