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BIBLIOGRAPHIE

Tous ces documents sont à la disposition de mon entourage

 OUVRAGES DE SYNTHÈSE (déconseillés aux pessimistes et dépressifs)

" Le sursis de l'espèce humaine ", Gilles-Éric Séralini, 1997

" L'homme en voie de disparition ? ", Théo Colborn et coll., préface de Al Gore, vice président des USA, 1997

" L'état de la planète ", Worldwatch Institute, 1998

 OUVRAGES THÉMATIQUES

" Du poisson dans les fraises ", Arnaud Apoteker, 1999.

" La pollution atmosphérique ", Gérard Mouvier, 1994.

" La pollution des mers ", Jean-Claude Lacaze, 1996.

" La biosphère ", Michel Lamy, 1996.

" La 6ème extinction, Évolution et catastrophes ", Richard Leakey et Roger Lewin, 1997.

" La santé publique atomisée, radioactivité et leucémies : les leçons de La Hague ", Jean-François Viel, février 1998.

" Vive la Terre, physiologie d'une planète ", Peter Westbroek, 1998.

" L'incertitude des climats ", Robert Kandel, 1998.

" Tout nucléaire : une exception française ", Perline, 1997.

 OUVRAGES de PROPOSITIONS

Facteur 4 : 2 fois plus de bien-être, 2 fois moins de ressources ", Ernst U von Weizsächer et coll., un rapport du club de Rome, 1997.

L'écologie de marché ou l'économie quand tout le monde gagne ", Paul Hawken, 1995.



Le sursis de l'espèce humaine


Gilles-Éric Séralini, 1997

Gilles-Éric Séralini est né en 1960. Spécialiste de biologie moléculaire, il est professeur des Universités et chercheur dans une équipe du CNRS. Il est aussi père de deux enfants, et c'est en pensant à tous les nôtres qu'il a décidé d'écrire ce livre.

Couverture Séralini

Postface

Jusqu'à quand ? Jusqu'à quand l'humanité pourra-t-elle survivre en respirant un air vicié, en buvant une eau polluée, en mangeant des aliments industriels truffés de contaminants cancérigènes, et qui se collent à notre patrimoine génétique ? Jusqu'à quand, alors que les ressources naturelles en air et en eau sains s'épuisent dangereusement, que les modifications génétiques se multiplient ? Pour la première fois dans l'histoire, l'avenir de l'espèce humaine est compromis. Sans parti pris, sans esprit de système, un scientifique passionné par tout ce qui touche à la vie veut nous alerter. Ses recherches fondamentales l'ayant conduit à observer l'apparition de nouveaux risques génétiques, il adopte le point de vue du biologiste pour analyser l'empoisonnement de l'air, de l'eau douce et des aliments, leur raréfaction, et les effets de ces maux sur nos existences. A travers de nombreux exemples concrets, il propose une synthèse et recense les écueils vers lesquels une humanité devenue folle se dirige. Il remonte à la source des problèmes pour dégager les axes de solutions de fond. Cette nouvelle misère étant totalement liée à la recherche d'une croissance artificielle, et à l'assimilation du mieux-vivre à la croissance, il montre comment les intérêts économiques deviennent aujourd'hui déconnectés des vrais besoins, et contraires aux intérêts de la vie. Il propose de définir de nouvelles priorités pour le XXIe siècle, car il s'agit là de notre survie.


L'homme en voie de disparition ?
Éditions Terre Vivante, collection Le XXIe siècle sera écologique, 1997 (ISBN 2-904-082-62-X)
Theo Colborn, Dianne Dumanoski, John Peterson Myers
Préface d'Al Gore
, vice-président des États-Unis

Theo Colborn est une scientifique travaillant pour le WWF (Fonds Mondial pour la Nature), ainsi qu'une experte reconnue des substances chimiques perturbatrices du système hormonal. Titulaire d'un doctorat en zoologie de l'Université du Wisconsin à Madison, elle rencontre régulièrement des équipes scientifiques, des fonctionnaires de la santé et des décideurs. Elle travaille et vit à Washington.

Dianne Dumanoski écrit régulièrement des articles sur les questions d'environnement aux États-Unis et dans le monde. son travail a été récompensé par son entrée dans la prestigieuse Confrérie des journalistes scientifiques auprès du MIT (Massachusetts Institute of Technology), institut de réputation mondiale. Elle vit près de Boston.

John Peterson Myers dirige la Fondation W. Alton Jones, une fondation privée qui soutient les eforts pour protéger l'environnement mondial et pour empécher la guerre nucléaire. Auparavant, il était vice-président en charge de la science à la Société Audubon, une des plus grandes associations naturalistes d'Amérique du Nord. Titulaire d'un doctorat en zoologie de l'université de clifornie. Berkeley, il vit près de Charlottesville, en Virginie.

Couverture L'homme en voie de disparition ?

Postface

     Spermatozoïdes en baisse, maladies infectieuses en hausse, cancers du sein et des testicules en constante augmentation, telle est aujourd'hui l'inquiétante réalité. Et si les polluants chimiques étaient les principaux responsables ? C'est l'hypothèse, fortement étayée par de nombreux travaux scientifiques, qu'avancent les auteurs de ce livre-choc.
     Forçant la barrière du placenta, les perturbateurs chimiques s'attaquent en effet au fragile équilibre hormonal du foetus et peuvent hypothéquer définitivement son développement sexuel, la mise en place de son système nerveux et l'efficacité de ses défenses immunitaires.
     L'ennemi ? Il est partout : DDT accumulé dans les tissus maternels au fil des années, désherbants présents dans l'air et dans l'eau, matières plastiques emballant nos aliments... Il agit à des doses infimes et les conséquences n'apparaissent, le plus souvent, que 20 ou 30 ans plus tard.
     " L'homme en voie de disparition ? " a fait sensation lors de sa parution aux États-Unis en 1996, sous le titre de " Our Stolen Future ". Il a été jugé suffisamment important par le vice président des États-Unis Al Gore pour qu'il en écrive la préface, et suffisamment dérangeant pour qu'une partie de l'industrie chimique ait entrepris - en vain - de le discréditer.

Conclusion (dernier paragraphe de la postface de l'édition française)

     Divers indices permettent en effet de penser que la courbe ascendante [de l'espérance de vie*] constatée depuis près d'un demi-siècle pourrait être proche de son plafond et amorcer bientôt une redescente. Une des causes, sans doute la principale, étant la pollution. voici quelques uns de ces indices :
     * En 1995, pour la première fois depuis vingt ans, l'espérance de vie a cessé d'augmenter ou a légèrement diminué dans la majorité des pays de l'Union Européenne, la France faisant partie, avec l'Allemagne, l'Autriche, lItalie et la Finlande des quelques pays dans lesquels elle a continué d'augmenter.
     * La mortalité par cancer des testicules, très probablement liée aux perturbations hormonales lors de la vie foetale, est en augmenation constante dans tous les pays européens depuis quinze ans.
     * En France la classe d'âge 25-44 ans est la seule pour laquelle la mortalité masculine a augmenté (de 6 %) entre 1981 et 1991 Or, il s'agit de la première génération d'adultes dont les mères ont été soumises à des pollutions importantes, notamment par les pesticides. Le sida contribue à cette augmentation depuis 1985 mais ne saurait l'expliquer en totalité.
     * La mortalité par maladies infectieuses augmente partout dans le monde. Aux États-Unis, elle est devenue la troisième cause de mortalité, alors qu'elle n'était que la cinquième en 1980. Un des facteurs de cette augmentation est probablement la pollution, qui affaiblit les défenses immunitaires.
     La baisse - à notre avis prévisible - de l'espérance de vie n'est pas inéluctable. Et si elle se produit, elle peut n'être que passagère. Tout dépendra des mesures qui seront prises pour limiter la pollution. Et aussi, bien entendu, pour lutter contre l'exclusion qui est - avec la pollution - un des problèmes majeurs de notre temps, et un des facteurs potentiels de baisse de l'espérance de vie.

Claude Aubert, Ingénieur agronome

* l'espérance de vie est la durée moyenne de vie de la population à un instant donné. Elle n'indique donc nullement l'âge moyen qu'atteindront nos enfants.


L'état de la planète
Éditions Économica, Worldwatch Institute (ISBN 2-7178-3571-7)
Lester R. Brown, Christopher Flavin, Hilary French et coll., 1998

L'ensemble des quinze auteurs de ce livre appartiennent au Worldwatch Institute.


Postface
     L'expansion de l'économie mondiale a dépassé les capacités de l'écosystème terrestre, et cette évolution entraîne pour l'environnement des conséquences que Lester Brown et son équipe du Worldwatch Institute décrivent dans cette 15e édition de L'état de la planète. La valeur de la production de biens et de services dans le monde est passée, de 1950 à 1997, de 5 000 milliards à 29 000 milliards de dollars et, de ce fait, la demande exercée sur les ressources du globe a, en de nombreux points, franchi les seuils au-delà desquels l'avenir n'est plus assuré.
     L'état de la planète 1998 expose les effets de la collision entre cette expansion de l'économie et les limites naturelles de la Terre : la surface des forêts diminue, le niveau des réserves d'eau souterraines s'abaisse, l'érosion des sols s'accentue, les zones de pêche maritime s'appauvrissent, les températures s'élèvent, et des espèces vivantes disparaissent.
    Pour inverser cette évolution, L'état de la planète 1998 appelle à une restructuration de l'économie mondiale, au passage d'une économie de résidus à une économie de recyclage et de ré-utilisation, et au recours à l'énergie solaire et à l'hydrogène de préférence aux combustibles fossiles. L'ouvrage recommande, à cette fin, une transformation de la politique fiscale : un abaissement des impôts sur le revenu et une augmentation des taxes sur les émissions de dioxyde de carbone, sur la production de déchets toxiques, sur l'emploi des pesticides et sur celui des matériaux de première génération.
     Rédigé de façon claire et concise, accompagné de graphiques et de tableaux faciles à lire, L'état de la planète 1998 donne de notre monde en pleine mutation une image que nous ne pouvons nous permettre d'ignorer.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)

     Le monde a besoin d'une impulsion hardie et profonde, comme celle qu'à montré Ted Turner, le fondateur de CNN et du Turner Broadcasting System, lorsqu'il annonça en septembre 1997 qu'il ferait don à l'ONU d'un milliard de dollars au cours des dix prochaines années pour financer des programmes relatifs à la population, à l'environnement, et à l'aide humanitaire. Ce don traduit une inquiétude véritable devant notre incapacité à attaquer efficacement les grands problèmes de notre époque et la nécessité de les aborder à l'échelle de la planète ; il est futile de laisser à la prochaine génération une accumulation de richesses et de biens en même temps qu'une planète tellement dégradée que l'économie décline et la société se délite. L'une des ambitions de Turner est d'amener d'autres milliardaires non pas tant à être plus généreux, mais plutôt à réagir devant les grands problèmes de notre temps.
     Il faut aujourdh'ui des dirigeants et une impulsion. Le moment est venu pour les responsables des entreprises de faire le premier pas et de reconnaître que leur fonction dépasse la gestion et la recherche du profit à court terme, et qu'elle englobe le rêve d'une vie meilleure. " Les affaires sont les affaires " ; c'est vrai, mais il est vrai aussi que les entreprises sont partie prenante dans le progrès de l'économie.
     Dans un monde où les ressources deviennent rares, la plus rare de toutes est l'impulsion politique. L'histoire juge les dirigeants politiques en fonction de leur manière de faire face aux grands problèmes de leur temps. Pour Lincoln, c'était l'abolition de l'esclavage. Pour Churchill, c'était de gagner la guerre en Europe. Pour Nelson Mandela, c'était de supprimer l'apartheid. Pour Bill Clinton, aujourd'hui, c'est de faire naître une économie nouvelle.


La 6ème extinction, Évolution et catastrophes


Richard Leakey et Roger Lewin, 1997

Richard Leakey, paléoanthropologue de renommée internationale, est né au Kenya où il a été directeur des parcs nationaux et s'est attelé avec succès à la tâche d'éviter la disparition des éléphants menacés par le trafic d'ivoire. Il est l'auteur, en collaboration avec Roger Lewin, des "Origines de l'homme, Champs-Flammarion".
Roger Lewin est spécialiste de la biologie et de l'écologie de l'évolution ; il vit à Cambridge, dans le Massachusetts.

Couverture leakey

Postface
L'histoire de la Terre est ponctuée d'extinctions de masse qui, par cinq fois, ont détruit jusqu'à 95 % des espèces vivantes. Ces grandes extinctions, leurs causes et leurs conséquences ont fait couler beaucoup d'encre : l'hypothèse la plus admise aujourd'hui attribue ces catastrophes naturelles à la collision d'un astéroïde avec notre planète; en outre, ces extinctions ne sont plus assimilées à des trous noirs de l'évolution car elles ont provoqué, à terme, des sursauts d'inventivité de la vie. Qui en réchappe, enfin ? Là aussi, les scientifiques ont revu la thèse darwinienne de la sélection naturelle par le niveau d'adaptation des espèces à leur environnement : les mammifères n'étaient pas mieux adaptés que les dinosaures qu'ils ont remplacés à la fin du Crétacé...
Chaîne du vivant en dents de scie, sauts qualitatifs d'une espèce à celle qui lui succède, part de l'aléatoire dans la sélection naturelle : avec cette histoire de la diversité et de la complexité de la vie, Richard Leakey et Roger Lewin appellent aussi de leurs voeux une prise de conscience. L'homme est, certes, le produit des hasards de l'évolution, et voué, comme toute espèce, à la disparition, mais il reste la seule espèce consciente de cette diversité des formes de vie sur Terre dont l'époque actuelle nous offre la plus grande panoplie. Au moment où la croissance et l'exploitation frénétique des ressources naturelles risquent de provoquer la sixième extinction de masse, les deux auteurs nous rappellent que l'aptitude proprement humaine à admirer la nature devrait avoir pour corollaire le souci d'en protéger la diversité, fruit de quatre milliards d'années.


LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE


Gérard Mouvier, 1994

Professeur émérite à l'université Denis-Diderot (Paris VII), l'auteur a enseigné jusqu'en 1993 la chimie de l'atmosphère et la physico-chimie instrumentale. Il a créé dès 1970 des enseignements sur la chimie de la pollution atmophérique, en maîtrise et en troisième cycle. Il a dirigé l'unité de recherche associée au CNRS " Physico-chimie et Géochimie de l'atmosphère ", dont les recherches portent sur l'étude du rôle des éléments, organiques et minéraux, gazeux et particulaires, dans la chimie de la troposphère et sur la physico-chimie des atmosphères planétaires. Il est l'auteur de nombreuses publications scientifiques.


Postface
     L'atmosphère est un système complexe, où de nombreuses espèces chimiques sont en interaction constante.
Gérard Mouvier, professeur de chimie de l'atmosphère et de physico-chimie instrumentale, nous alerte sur la fragilité de l'équilibre atmosphérque qui pourrait être dangereusement perturbé par les activités humaines.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     Actuellement, les problèmes posés par la pollution atmosphérique commencent à être mieux compris, à défaut d'être vraiment maîtrisés. Au cours des quarante dernières années, les progrès de cette nouvelle science consacrée à l'atmosphère ont été spectaculaires.
     Ces progrès permettent d'expliquer les grands problèmes de notre environnement ; le premier d'entre eux est l'apparition du smog photochimique de Los Angeles dans les années 50, phénomène qui s'est ensuite généralisé à d'autres zones urbanisées et même naturelles.
    Les scientifiques ont été sollicités pour aider à gérer les nombreux problèmes de pollutions locales ou régionales qui se sont posés, de façon chronique ou lors d'accidents souvent très médiatisés (Tchernobyl, Seveso, ...), ainsi que pour expliquer les grands problèmes globaux qui hypothéqueraient notre avenir et celui de nos petits-enfants si nous ne parvenions pas à maîtriser les émissions anthropiques qui en sont la cause.
     Les scientifiques ont un rôle important à jouer, et, même si leurs théories ne sont pas sufisamment assurées, leurs avis comptent. Le dialogue entre les chercheurs et les personnes qui prennent les décisions est nécessaire et bénéfique, et ce avant que les décisions indispensables pour la sauvegarde de l'environnement soient prononcées. Ces décisions sont difficiles à prendre, car elles auront des conséquences économiques et sociales considérables pour notre avenir.


LA POLLUTION DES MERS


Jean-Claude LACAZE, 1996

Océanographe biologiste, docteur ès sciences, Jean-claude Lacaze est maître de conférences au Muséum d'histoire naturelle. ses rechercehs sur les effets des pollutions marines sont conduites conjointement au Muséum, à l'Institut océanographique de Paris et dans plusieurs laboratoires maritimes. Il est l'auteur d'une centaine de publications scientifiques.


Postface
     La pollution marine - qu'elle soit chimique, biologique ou physique - est, malheureusement, un fait solidement établi. Elle concerne tout particulièrement les mers, fragilisés par leurs dimensions réduites.
     Pour Jean-Claude Lacaze, océanographe biologiste, allier prévention et sauvegarde permettra d'éviter la transformation d'un milieu luxuriant en un désert biologique.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     Au cours des vingt dernières années, de nombreux progrès ont été accomplis dans la compréhension et la protection de l'environnement marin. Toutefois, la plupart des problèmes demeurent et un certain nombre de nouveaux sujets de préoccupation sont apparus.
     Dans certaines régions côtières, les concentrations de sels nutritifs se sont élevées, de même que la durée, la fréquence et l'intensité des proliférations d'algues. Dans plusieurs zones de la mer du Nord et de l'Adriatique, par exemple, ces proliférations couvrent à présent de plus grandes étendues, ce qui entraîne de graves pertes écologiques et économiques. La maîtrise des sources diffuses d'éléments nutritifs telles que le ruissellement à partir des terres agricoles reste un problème en grande partie non résolu.
     L'accumulation de substances polluantes toxiques dans les organismes marins constitue également un problème préoccupant. Dans certaines régions, l'abondance d'agents pathogènes, principalement imputable à l'élimination des eaux usées, a contaminé de nombreuses zones d'élevage de mollusques.
     Les rejets pétroliers en mer ont diminué, en partie parce que les accidents de navigation et les marées noires de grande ampleur ont été moins nombreux. Toutefois, on constate toujours une pollution pétrolière due à des sources terrestres (rivières, activités côtières, atmosphère) et aux transports maritimes réguliers ; les plages et différentes formes de vie marine continuent d'en subir les effets.
     L'accumulation de détritus de matières plastique, notamment de matériel de pêche, dans l'environnement marin entraîne des effets préjudiciables pour les espèces marines sauvages et les zones côtières telles que les plages.
     L'invasion des mers par des espèces étrangères (algues, invertébrés, poissons) provenant de bassins marins éloignés a profondément perturbé les mers côtières de tous les continents au cours des quinze dernières années. Elle peut être considérée comme une pollution, d'autant que ses effets sont considérables.
     Le remodelage et l'aménagement du littoral, des marais, des estuaires et d'autres types de zones côtières n'ont pratiquement pas ralenti. Ces activités provoquent la perte, souvent irréversible, d'importants habitats naturels et d'autres zones utiles du point de vue de l'environnement. Les côtes de l'Europe méridionale et du sud des Etats-Unis sont particulièrement affectées.
     La dégradation de la qualité de l'environnement marin constitue un menace pour le développement durable des pêches, ainsi que pour les activités aquacoles et touristiques dans un certain nombre de zones côtières.
     La mise en oeuvre et l'application de mesures adoptées aux niveaux local, national et international s'imposent, de même que l'élaboration de nouvelles mesures de protection, pour veiller à un développement durable des ressources et des zones marines et côtières, qui réponde aux besoins du présent sans compromettre les chances des générations futures de survivre et de prospérer, une croissance où coévoluent systèmes économiques et biosphère.


LA BIOSPHÈRE

Collection Dominos, Édition Flammarion, 1996


Michel LAMY

Docteur ès sciences, professeur d'université, Michel Lamy enseigne l'écologie à l'université de Bordeaux I, où il codirige le Certificat international d'écologie humaine. Il dispense également des cours de biologie, d'entomologie et d'écologie à des étudiants en philosophie (Bordeaux III) et en économie (Bordeaux IV), ainsi qu'en école d'ingénieurs (ENITA de Bordeaux).
Il a cependant plus de trente ans consacré ses recherches aux insectes et en particulier à leur physiologie. Il s'est notamment intéressé aux insectes urticants, dont la chenille processionnaire du pin, abondante en Aquitaine.
Il est l'auteur de plus de 80 articles et mémoires parus dans des revues scientifiques françaises et étrangères, et il a déposé le brevet de la thaumétopoiétine, un nouveau allergène.
Depuis 1990, il se consacre à la vulgarisation scientifique.


Postface
     La vie a fait de la terre une planète unique, caractérisée par l'existence d'un biosphère qui héberge un nombre incommensurable d'espèces animales et végétales, et fonctionne de manière harmonieuse.
     Michel Lamy, spécialiste d'écologie humaine, s'interroge sur les périls que l'expansion démographique et le développement technologique de l'humanité font courir à la biosphère, et envisage les défis à relever.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     La protection de la biodiversité est bien une composante économique incontournable du développement durable, et les écologistes scientifiques recherchent et proposent les solutions les mieux adaptées pour préserver, conserver et réintroduire les espèces.
     Après Rio de Janeiro, d'autres conférences internationales se sont tenus au Caire (1994) sur la démographie, à Rome (1995) sur le climat, à Istanbul (1996) sur l'habitat et les villes tentaculaires.
     Ainsi constatons-nous que l'écologie scientifique est maintenant relayée par l'écologie politique. Mais les hommes politiques et les États qu'ils représentent sont-ils prêts à mettre en oeuvre les solutions proposées par les scientifiques ? Et celles-ci seront-elles suffisantes, sachant qu'elles s'inscrivent dans le court terme (cent ans) alors que la biosphère dispose de quatre milliards d'années d'espérance de vie.
     In fine, l'homme serait bien vaniteux ou prétentieux de croire qu'il est seul responsable de la disparition de nombreuses espèces et capable de modifier par ses actions et par sa science, le sort de la biosphère et de la biodiversité. Si la sixième extinction des espèces (au nombre desquelles pourrait figurer l'espèce humaine d'ici quelques millions d'années) s'avère inéluctable, il nous faudra toujours nous rappeler qu'avec ou sans nous, les espèces survivantes recoloniseront la biosphère, évoluant vers de nouveaux équilibres.


LA SANTÉ PUBLIQUE ATOMISÉE
RADIOACTIVITÉ ET LEUCÉMIES : LES LEÇONS DE LA HAGUE

Éditions La Découverte, 1998


Jean-François Viel

Jean-françois Viel est professeur de santé publique à la faculté de médecine de Besançon.

Couverture La santé publique atomisée

Postface
     En janvier 1997, un article publié dans une prestigieuse revue scientifique britannique suscitait un vif émoi médiatique : son auteur, l'épidémiologiste Jean-françois Viel, y présentait les résultats d'une enquête approfondie sur les cas de leucémies d'enfants survenus aux alentours de l'usine de retraitement de déchets nucléaires de La Hague (Cotentin). Il constatait, d'une part, un excès significatif du nombre de cas de leucémies par rapport aux régions non "nucléarisées" et, d'autre part, une corrélation significative entre l'occurrence de la maladie et la fréquentation des plages situées près des établissements nucléaires du Nord-Cotentin. Cette étude a aussitôt suscité de nombreuses polémiques : mise en cause des résultats par d'autres épidémiologistes, constitution à l'initiative du ministère de l'Environnement d'une commission d'enquête (qui confirmera la validité scientifique du travail du professeur Viel), contestation par les élus locaux du Cotentin de l'existence de risques liés à la radioactivité autour de La Hague, mobilisation des mères de famille de la région, légitimement inquiètes... Dans ce livre, le professeur Viel retrace avec un remarquable souci de vulgarisation les différents épisodes de cette affaire. Ce faisant, il pose dans toute son ampleur un problème majeur de santé publique, qui dépasse largement le cas du nucléaire : comment appréhender les risques environnementaux liés à de faibles doses de produits dont les dangers sont incontestables à fortes doses ? Quelle doit être l'attitude des responsables politiques et que peuvent-ils attendre de l'expertise scientifique ? Jean-François Viel, preuves à l'appui, montre que l'on ne peut dans ce domaine que faire état de "doutes sérieux" et presque jamais de certitudes. Faut-il pour autant ne prendre aucune précaution, comme cela a été le cas pendant si longtemps pour l'amiante ?

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     Sortir de l'impasse exige l'irruption des citoyens non seulement dans les débats qui suivent la diffusion de conclusions plus ou moins opérantes, mais en amont, lorsque la science se décide et se construit. Car qui mieux qu'un collectif citoyen peut formuler les "bonnes questions" et augmenter la pertinence de nos recherches ? Avec un tel contre-pouvoir, la réversibilité de la preuve deviendra une question centrale. Nous avons vu que les études épidémiologiques peinent à rassembler les éléments de la responsabilité et que, par défaut, les industriels s'en trouvent absous. Cette asymétrie ne sera peut-être plus longtemps tolérable. Les citoyens pourraient exiger des industriels la preuve de l'absence d'un risque, faisant fi des objections de coût et de difficulté. Le doute bénéficierait ainsi au monde vivant et au respect de son intégrité
    Pour autant, les conditions de la mise en place d'un nouveau contrat social ne sont pas encore toutes réunies, et on devine que les légitimes exigences des citoyens troubleront les règles du jeu qui prévalaient jusqu'alors. Il leur faudra apprendre le fonctionnement de la recherche, la hiérarchisation des thèmes, les alliances entre experts et pouvoirs, la rareté des financements, la précarité des connaissances... Il leur reviendra d'exister sur une base communautaire, sans ostracisme ni haine. Il appartiendra à nous scientifiques, d'oser la confrontation des points de vue, sans morgue ni simplification, d'expliquer malgré nos imperfections, l'honnêteté, l'inventivité et l'enthousiasme qui nous animent, la relativité de nos savoirs, la multiplicité de nos contraintes. Reste aux politiques l'ardente obligation de rendre possibles ces lieux d'échanges, ces "forums hybrides". Mais c'est surtout un formidable effort d'éducation et de compréhension qu'il nous faut poursuivre. Nous avons à apprendre de l'Autre, de sa perception du monde, de son humanité, et de sa souffrance. Guillaume et Keir me rappellent à l'ordre quand je m'écarte de ce chemin.


Vive la Terre, physiologie d'une planète

Coll. Science ouverte, Éd. Seuil, 1998, 200 p, 120 FF (ISBN 2-02-032382-6)


Peter Westbroek

Peter Westbroek, professeur à l'Université de Leyde, membre de l'Académie royale des sciences des Pays-Bas, et récemment titulaire de la Chaire européenne du Collège de France, travaille dans le domaine de la géophysiologie, ou impact du vivant sur la géologie et le climat de la Terre.


Postface
     Peut-être parce que son pays natal, la Hollande, est un écosystème artificiel entièrement façonné de la main d'homme, Peter Westbroek, géologue de formation, a toujours été intimement persuadé que la vie joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de la planète, qu'elle est une " force géologique majeure " dont l'importance a trop longtemps été occultée. Des îles frisonnes aux lagons de Floride et aux atolls du Pacifique, des gigantesques structures coralliennes aux falaises de calcaire et aux délicats tapis bactériens, il montre que la vie, loin de s'adapter passivement aux conditions ambiantes, n'a cessé depuis son apparition de modeler et de réguler son environnement. La terre peut-elle alors, en accord avec la célèbre hypothèse Gaïa proposée par le chercheur britannique James Lovelock, être considérée comme un super-organisme ? Hâtivement adoptée par le mouvement New Age, l'idée a mis du temps à s'imposer dans le monde scientifique. Sous le terme moins ésotérique de " géophysiologie ", elle suscite aujourd'hui un effort de recherche multidisciplinaire sans précédent visant à comprendre l'impact du vivant sur la formation des roches et la régulation du climat. Le prélude, sans doute, au mariage si longtemps différé des sciences de la vie et de la Terre.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)

La terre sera domptée mais sera t’elle apprivoisée ? Pensez à New-York, à Paris, à Moscou, au Caire. Pensez aux montagnes de la Suisse, aux parcs naturels américains, à l’Alhambra de Grenade, à la Grande Muraille de Chine ; pensez à la musique, à l’architecture, à l’art. Vous conviendrez que la noosphère peut être majestueuse et admirable. Dompter la Terre, c’est évident, posera de nouveaux problèmes. Mais au moins nos descendants n’auront-ils aucune raison de s’ennuyer.


L'incertitude des climats

Coll. Pluriel, Éd. Hachette, Janvier 98, 200 p, 45 F (ISBN 2.01.278876-9)


Robert Kandel

Robert Kandel, directeur de recherche au C.N.R.S. travaille au laboratoire de météorologie dynamique à l'École Polytechnique et appartient aux équipes scientifiques de la N.A.S.A. et de l'E.S.A. pour l'observation de la Terre. Il a publié, chez Pergamon Press, "Earth and Cosmos", 1980, et a participé à "l'Astronomie", Flammarion, 1985.


Postface
     Le climat est un aspect fondamental de l'environnement humain. Il détermine d'une façon générale les possibilités de la vie sur la planète. Sa maîtrise devient un enjeu politique et social global. Robert Kandel nous met en garde contre un discours alarmiste ambiant. Avec beaucoup de lucidité et de clarté, l'auteur fait le point sur des questions d'actualité comme l'effet de serre, le trou de la couche d'ozone, la déforestation des zones tropicales, le réchauffement de la terre, " El Nino ", etc., en nous initiant à la climatologie, cette science pluridisciplinaire, qui vient de connaître une véritable révolution technologique : modélisation du climat, essor de la paléoclimatologie, développement des observations par satellites.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     N'ayons pas honte de nos talents de bâtisseurs, mais prenons garde à ce que nos constructions ne s’écroulent pas sur nos têtes ! Nous avons à nous protéger de nous-mêmes, à faire que la maîtrise de la nature par l'homme repose sur sa propre maîtrise: maîtrise dans le respect des lois fondamentales, mais maîtrise tout de même. La question reste donc posée : les hommes auront-ils la sagesse - ou la témérité, l'hubris - de mettre en œuvre les moyens scientifiques, techniques et surtout politiques, capables d'assurer le pilotage de la planète ? Ne s'agirait-il pas d'une fuite en avant, menant à des catastrophes d'ampleur encore plus grande ? Il ne saurait, bien sûr, y avoir de pilotage à proprement parler, sans destination clairement désignée. Mais de quelle destination peut-il s'agir ? La question, je le répète, est immédiatement politique, mais elle est aussi, au fond, philosophique. Je serais heureux si ces quelques pages permettaient à mes lecteurs de l'aborder de front.


FACTEUR 4 Deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources
Collection Le XXIe siècle sera écologique, Édition Terre vivante, 1997, 320 p, 118 Frs (ISBN2-904082-67-0 )

Ernst U. von Weizsäcker, Amory B. et L. Hunter Lovins

Ernst U. von Weizsäcker est président du Wuppertal Institut für Klima, Umwelt und Energie, une des organisations écologiques les plus réputées en Allemagne.
Amory B. et L. Hunter Lovins sont les fondateurs du Rocky Mountain Institute (RMI), centre de recherche sur l'utilisation efficace et durable des ressources. Fondé en 1982 et situé dans le Colorado, le RMI a acquis une réputation internationale.

couverture

Postface
     Donner à tous les hommes un niveau de vie correct sans épuiser les ressources de la planète : tel est le défi du XXIe siècle.
     Pour le relever, il faut produire davantage, à l'échelle mondiale, en consommant beaucoup moins de ressources. Multiplier au moins par quatre la productivité de celles-ci est possible, et à très court terme. Les technologies existent, il suffit de les appliquer. Telle est la démonstration, illustrée par cinquante exemples concrets, faite par les auteurs de Facteur 4 dans la première partie de ce livre.
     La seconde partie prolonge la réflexion sur les plans politique, économique et éthique. Avec des propositions novatrices sur les moyens d'inciter entreprises et consommateurs à opter pour des technologies économes en eau, en énergie, en matières premières. Avec aussi, une remise en question du mythe de la croissance et du sacro-saint PNB (Produit national brut) comme critère de la prospérité.

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
     La vie publique nous offre des exemples innombrables de la confusion courante entre production de richesse et recherche du bonheur ; entre liberté d'entreprendre et libertés publiques ; entre profits privés et objectifs publics. Les marchés sont faits pour être efficaces, pas pour aller à l'essentiel ; pour être cupides et non justes. Les marchés n'ont jamais eu pour but de créer ou renforcer les liens sociaux ; de permettre à la beauté, à la justice, au développement soutenable ou au sacré de s'accomplir. Si le marché agit en faveur des baleines, de la nature, de la planète ou de nos petits-enfants, il s'agit seulement d'une coïncidence heureuse. Lorsqu'on lui permet de fonctionner correctement, le marché est très efficace pour atteindre ses propres objectifs, mais ceux-ci ne représentent qu'un aspect de la vie humaine. C'est pour répondre à cette quête plus vaste qu'existent la politique, l'éthique et la religion.
     Un jour, on demanda au mollah Nasreddin ce qui avait le plus de valeur, la lune ou le soleil. " La lune, bien sûr ", répondit-il. " Et pourquoi donc, grand mollah ? " - "Parce qu'elle brille la nuit, lorsque nous avons le plus besoin de lumière. ". De nos jours, nous avons besoin de lumière. L'utilisation efficace des dons de la terre et des autres peut nous permettre de gagner du temps pour trouver des solutions. Comme tous les outils, elle peut seulement nous aider à avancer, mais elle ne remplace pas le renouveau de notre vie publique, de nos principes éthiques et de notre spiritualité. Les ressources dont nous avons le plus besoin actuellement ne sont pas celles du monde matériel, mais sont enfouies en chacun de nous.


L'ÉCOLOGIE DE MARCHÉ
OU L'ÉCONOMIE QUAND TOUT LE MONDE GAGNE

Collection Économie du XXIe siècle, Édition Le souffle d'or, 1995, 294 p, 130 FF (ISBN 2-84058-063-2)


Paul Hawken est l'auteur de plusieurs livres sur l'économie et la prospective. Ils est fondateur de plusieurs entreprises et également consultant. Il vit en californie

couverture

Postface
     L'écologie a toujours été en butte au système économique qui est le système d'organisation humaine le plus puissant, celui qui domine notre destin.
     La recherche du profit à court terme va totalement à l'encontre de la santé de l'environnement et par conséquent de notre santé. Nos aliments sont contaminés par des produits toxiques, l'eau potable disparaît, les produits cancérigènes nous environnent de toutes parts, et, pire de tout, la pollution est en train de modifier notre patrimoine génétique et d'affaiblir notre système immunitaire. Que seront les humains de demain ?
    Le capitalisme sauvage est le principal responsable de cette autodestruction du genre humain. Pour lutter contre ce fléau, Paul HAWKEN invite à se battre sur le même terrain que ceux qui ont le pouvoir de changer les choses : les économistes et les politiques.
     Pour faire cesser les nuisances du "consomme localement, pollue globalement" désormais mais totalement inadapté, l'auteur propose un système économique réparateur. Il s'agit de démontrer aux décideurs en les associant à cette rénovation du système commercial que l'intérêt à long terme sera bénéfique et permettra de développer une nouvelle économie.
     Plein de bon sens élémentaire et bourré d'exemples partiques qui facilitent la compréhension de son propos, L'écologie de marché permet de lutter contre ce sentiment d'impuissance qui force à la résignation : "je sais que des problèmes existent, mais tout seul, que puis-je faire ?" cet ouvrage nous apporte justement des possibilités d'actions réalistes, des solutions applicables immédiatement pour tendre vers un système économique plus juste et plus respectueux de l'environnement : écotaxes, intégration des coûts externes, produire sans polluer, donner du sens au travail de chacun. Afin de comprendre ce qui se cache aujourd'hui derrière le mot "écologie", ce livre est un rappel didactique à la portée de tous. Les grands problèmes de l'écologie y sont traités dans la perspective du système économique qui les génère. Nous connaissons à présent les causes, Paul HAWKEN nous donne aussi les remèdes et nous n'avons plus qu'à nous prendre en main. Un livre visionnaire et pratique qui interpelle chacun dans sa vie quotidienne.


Tout nucléaire : une exception française
Édition L'esprit frappeur, 1997, 110 p., 10 FF (ISBN 2-84405-018-2)

Perline
Couverture Tout nucléaire : une exception française

Postface
     " Inactifs aujourd'hui, radioactifs demain ", disions-nous hier...
     " Tout électrique, tout nucléaire ", disait EDF hier - " Tchernobyl ", lui répond-on aujourd'hui. et demain ?
    Aujourd'hui, à l'aube du XXIe siècle, se décide notre futur énergétique. Le choix est simple : répéter les erreurs passées ou prendre conscience des limites de nos ressources, du déséquilibre de répartition des richesses de la planète et de la destruction générale que nous contribuons à amplifier.
     De toute façon nos enfants subiront les conséquences de nos inconséquences : pollutions et déchets radioactifs.
     

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
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Titre de l'ouvrage
Collection xxx, Édition yyy, date, zzz pp., ww Frs, (ISBN )

L'auteur

Docteur ...

couverture

Postface
     La..

Conclusion (derniers paragraphes de l'ouvrage)
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